Comment imaginer le e-commerce de demain ?

Comment imaginer le e-commerce de demain ?

1994 : première transaction numérique laissant place à ce qu’on peut appeler aujourd’hui le e-commerce, pour acheter un album de Stings.
Arrivée du haut début dans le début des années 2000, progression exponentielle de la navigation mobile à partir de 2010 environ avec l’arrivée du m-commerce.
Enfin, indexation des sites en « mobile first » au plus tard en mars 2021.

Si ces quelques dates ne représentent qu’une goute d’eau dans le courant d’informations existantes sur le e-commerce, elles reflètent pourtant l’évolution aussi rapide qu’impressionnante du e-commerce.
Dites-vous simplement qu’à votre naissance (en fonction de votre âge), le e-commerce n’existait même pas et les gens ne pouvaient pas prévoir, ni même imaginer ce que le e-commerce est devenu aujourd’hui.
Il est donc légitime de se demander à quoi pourrait ressembler le e-commerce de demain.

Le social commerce : futur remplaçant du e-commerce ?

Le social commerce est en quelque sorte une version 2.0 du social marketing, ou l’intention est d’obtenir de l’engagement, des leads ou encore de la visibilité sur les réseaux sociaux.
Le social commerce peut-être considéré comme l’utilisation des réseaux sociaux pour obtenir des conversions, réaliser des transactions en développement par exemple les espaces marchands.

Le phénomène est particulièrement lié aux influenceurs. En effet, bon nombre d’entre eux disposent de communautés conséquentes, leur assurant une grande visibilité. En faisant la promotion de nombreux produits via des partenariats, ils permettent de développer le social commerce, puisque le processus de vente se passe presque intégralement sur les réseaux sociaux. Ainsi, les internautes se mettent à avoir de plus en plus confiance en ce nouveau processus d’achat, voire même se familiarisent avec.

Les réseaux sociaux et leur poids en 2020

En janvier 2020 :

  • Facebook compte 2,45 milliards d’utilisateurs, dont 36 millions en France
  • Instagram compte 1 milliard d’utilisateurs, dont 18 millions en France
  • Twitter compte 339 millions d’utilisateurs, dont 16 millions en France
  • Snapchat compte 382 millions d’utilisateurs, dont 22 millions en France
  • LinkedIn compte 663 millions d’utilisateurs, dont 19 millions en France
  • TikTok compte 625 millions d’utilisateurs, dont 18 millions en France

On comprend donc bien qu’avec 3,5 milliards de personnes dans le monde utilisant des réseaux sociaux, ces derniers permettent aux entreprises d’être visibles auprès de nombreuses personnes. De plus, les influenceurs devraient continuer à devenir de plus en plus nombreux et à agrandir leurs communautés. Ainsi, de plus en plus de marques devraient se tourner vers eux afin de profiter de leur visibilité, ainsi que d’une communauté qui leur fait aveuglément confiance et achète sur leur recommandation.

Il est encore trop tôt pour définir si le social commerce peut réellement remplacer le e-commerce traditionnel. Néanmoins, le social commerce et l’utilisation d’influenceurs permet d’éviter de « batailler » avec Google en permanence pour avoir un SEO nous propulsant à la première place de notre requête cible, et ainsi être visible.
Certes une stratégie 100% social commerce pourrait coûter plus cher, mais elle permettra néanmoins une grande visibilité rapidement.
Notre avis est qu’à l’instar du SEA, le social commerce devrait être utilisé pour des actions coups de poing, couplé à une stratégie de SMO (social media optimization).
Le SEO étant quant à lui beaucoup plus « durable », il reste essentiel pour le e-commerce et permet à ce dernier d’avoir encore de beaux jours devant lui.

Le e-commerce deviendra-t-il majoritairement mobile ?

C’est en octobre 2016 que pour la première fois, la part de navigation mobile (51,3%) a dépassé la part desktop (48,7%) dans le monde.
Cette même année, près de 43,5% des Français utilisaient leur smartphone pour naviguer sur internet.

Un besoin de se sentir plus en sécurité

D’après Paypal, environ 57% des consommateurs français utilisent un mobile pour payer sur internet. Néanmoins, seulement 28% désignent le mobile comme un moyen privilégié, contre 43% dans le monde.
La raison principale est l’aspect sécurité. Les personnes interrogées déclarent craindre que leurs données ne soient pas protégées au moment de la transaction, et se sentent moins en sécurité que sur desktop. Près de 20% des personnes interrogées déclarent que l’absence de leur moyen de paiement préféré leur fait directement quitter le site et abandonner leur panier.

Paypal, le paiement n°1 en France

Enfin, le moyen de paiement préféré sur mobile des français serait Paypal (53%), devant le paiement par carte bancaire (47%).
Avec 67% des e-commerçants français ayant optimisé leur site en « mobile first » (64% dans le monde), pour répondre à Google et son indexation des sites seulement « mobile first » en mars 2021, il est dommage que les français craignent encore autant et utilisent plus leur mobile pour naviguer qu’acheter, surtout quand on sait que la navigation mobile représente aujourd’hui environ 78%.

La visualisation des produits : l’enjeu principal

Les produits vendus sur internet sont de plus en plus complexes : multimédias, (gros) électroménagers, jouets etc.
En plus d’être des produits de plus en plus complexes, ils deviennent aussi souvent de plus en plus chers.

Voir un produit avant de l’acheter, essentiel mais de plus en plus compliqué

Achèteriez-vous une machine à laver à 500€, sans savoir l’occasion de la voir en vrai, ou du moins de la voir « comme il faut » ? Beaucoup répondront que non. La visualisation d’un produit complexe et/ou cher est encore un véritable frein à l’achat aujourd’hui.

C’est pourquoi la réalité augmentée et la réalité artificielle sont très certainement la réponse à ce problème bien connu.
Plus besoin de se déplacer au magasin, mettez un casque VR, asseyez-vous avec un bon café dans votre canapé et observez sous tous les anges votre prochain achat, avec pourquoi pas une démonstration virtuelle.
Cette technologie pourra remplacer la visualisation directe et même faire mieux : vous pourrez observer votre produit sous tous les angles, sans devoir manipuler celui-ci ou vous mettre à genoux en magasin pour le voir de la même manière…

En attendant la VR, la réalité augmentée et la vidéo

En attendant que la réalité virtuelle se démocratise, Ikea ou encore Atol ont déjà mis en place un système de réalité augmentée pour améliorer l’expérience de leurs clients.
BMW a aussi lancé sa première application pour visualiser une automobile en réalité augmentée, et presque l’essayer.

De plus, la vidéo représente une excellente alternative en attendant. Prenez le temps de filmer vos produits à 360°, de filmer des parties que vous jugez essentielles à observer, filmer leur manipulation etc.
N’oubliez pas que si 92% des clients vont visualiser des reviews ou tests du produit avant de l’acheter, c’est certes pour avoir un avis mais aussi voir le produit en vidéo, en condition d’utilisation.

Marketplaces vs vendeurs directs : le duel à venir

Si les vendeurs directs permettent bien souvent une meilleure expérience client, les places de marché restent pourtant les « références » en e-commerce, et ne cessent de croitre.
Amazon France représente par exemple 20% du e-commerce au sein de l’hexagone.

Les marketplaces ont beaucoup de choses à offrir aux e-commerçants, dont les plus petits. En effet, le volume de trafic démesuré dont profite Amazon par exemple, permet d’apporter une grande visibilité aux commerçants souhaitant vendre dessus. Enfin, les clients ne font pas confiance aux sites peu connus. Néanmoins si ce distributeur vend son produit sur une place de marché, il augmente ses chances de conversion puisque le client sait qu’il sera couvert par les garanties de la marketplace en question.

Le e-commerce est un univers d’acheteurs, de recherches et de bonnes affaires. Les places de marché permettent de donner de la visibilité à de nombreux distributeurs certes, mais les mettent aussi en concurrence en offrant aux clients la possibilité de les comparer en un clin d’œil et de trouver ainsi la meilleure affaire possible.

Les produits de « luxe » (grandes marques de vêtements, joaillers etc.) restent quant à eux bien loin de ces marketplaces et leur facettes discounts, bien évidemment. On peut donc penser qu’à l’instar de ce qui se fait déjà, les marketplaces vont continuer de croitre, laissant la vente directe aux e-commerces centrés sur l’expérience client ou le luxe. A l’instar de nos commerces alimentaires actuels, les marketplaces deviendront nos « Carrefour » et « Leclerc », tandis que les revendeurs directs nos « épiceries fines » ou « traiteurs ».

L’intelligence artificielle

Si l’on vous parle de l’e-commerce du futur, difficile de ne pas penser à l’intelligence artificielle. Source de mythes, de questions et parfois mêmes de fantasmes, l’IA a une place de choix dans le e-commerce de demain.

Des avantages pour les clients

Côté client, l’intelligence artificielle permettra de développer des fonctionnalités comme la recherche visuelle via Google Lens par exemple. Snapchat devrait aussi proposer cette recherche visuelle en redirigeant les produits photographiés sur les fiches produits correspondantes sur Amazon.

L’expérience avec le service client sera elle aussi améliorée. Grâce à une IA capable de répondre à une grande partie de vos questions, plus besoin de patienter pour être mis en relation avec une personne qui, parfois, ne vous apportera pas la réponse attendue. Ici, vous obtiendrez une réponse instantanée.

Des avantages pour les e-commerçants

Côté commerçant, l’IA a aussi de nombreuses choses à apporter. Grâce aux Machine Learning, il est déjà possible de pousser des recommandations ou suggestions personnalisées, permettant d’améliorer l’expérience client.
L’IA permettra aussi aux commerçants de mettre en place un marketing prédictif grâce à la récolte de nombreuses données et comportements utilisateurs (ce que font déjà les entreprises du GAFA), l’optimisation des campagnes SEA grâce à une meilleure segmentation, ou encore l’identification des points d’amélioration pour vous aider à développer votre business.

Un futur technologique et basé sur la recherche de visibilité

Comme nous avons pu le voir, le possible futur du e-commerce est très certainement axé sur la recherche de visibilité et l’innovation technologique. Bien évidemment, ce scénario est une possibilité mais n’a encore rien de certains. Il est fort probable que l’IA progresse encore, que de nouveaux besoins émergent et laissent apparaitre de nouvelles tendances.

Néanmoins, ce scénario reste plus que possible, notamment avec le COVID-19 où la réalité virtuelle et l’IA pourraient compenser les nombreuses restrictions actuellement mises en place, ressemblant à un scénario d’un épisode de Black Mirror.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *